Les chemins de la permission.
Jusque-là, M. Bernard Noit-Pméder vivait dans son petit monde bien cadré.
Sans doute trop, selon sa femme. Et on sait que les hommes qui ne bougent pas prennent aussi la poussière.
À soixante-dix-huit ans, tout devait rentrer dans des cases, et les bonnes, bien entendu. Alors qu’il était englué dans des angoisses quotidiennes, sa vie semblait s’éteindre. Son silence était, en fait, un cri étouffé.
Mais un événement allait venir bousculer tout cela : son cœur allait se (re)mettre à battre.
Il ne lui resterait alors qu’une chose à faire.
Et cela, il ne l’avait pas vu venir.
Car, en fait, il n’avait jamais cessé de l’aimer.
***
Personne ne veut d’une histoire manquée, mais encore faut-il pouvoir affronter son passé.
Qui oserait emprunter le chemin que son cœur refuse ?
Certains hommes doivent se cacher pour aimer.
